Concours ou bonneteau, Madame Hidalgo ?

 

Le concours ouvert par la Mairie de Paris de recrutement de TTPS appelés à encadrer les agents AAS de la DPSP (05 postes) et de la DEVE (08 postes) s’annonce déjà bidulé. L’expérience nous a instruit – de même qu’elle nous met en garde – sur les manipulations honteuses de ces soi-disant concours. On le sait d’avance : de concours, il n’y aura que le nom. On mettra quelques formes grotesques, avec des candidats qui tenteront leur chance et… un vrai jeu de bonneteau.

D’expérience on le sait. Tout est là pour duper les candidats dans ce simulacre d’épreuves : des "déposez vos convocations et pièces d’identité sur le bord de la table" … des "vous avez deux heures jusqu’à 11h12" (admirez la précision de ces gens honnêtes et réglos) … des "n’oubliez pas de signer" … "posez vos stylos" …etc., etc.

Il y aura tout, tout avec les dépenses des deniers publics. Il y aura un concours de TTPS qui ressemblera, et c’est garanti, à un vrai concours. Tout, la parodie, la Totale et jusqu’au jury délibérant.

Le jury, parlons-en, car c’est le talon d’Achille de la mascarade qui se prépare.

On peut déjà parier qu’on reprendra les mêmes jurés que les fois précédentes. Un jury dans lequel figurera un certain qui est accessoirement chef de service de l’unité d’appui. Sinon il est juré. Juré de pratiquement tous les concours de ce corps des AAS et des concours de recrutement des inspecteurs. Tellement souvent juré qu’on a peine à imaginer qu’il aurait une autre fonction comme celle qu’il est censé assurer dans sa brigade d’affectation officielle. Et puis juré ça rapporte. Attention ! Et ça remplit bien les poches d’autant que notre bonhomme doit être une compétence rare à trouver à la Mairie parmi ses 52 000 agents. Pourtant il n’est pas d’un palmarès particulièrement brillant : le personnage est falot, il parjure ! Un parjuré, pourrait-on dire, pas un juré. En France hélas, à l'inverse de certaines Nations, le parjure n’est ni une forfaiture crime ni délit ni une faute inscrite dans la loi… c'est aussi banal que de pisser au pied d’un arbre.

Notre inamovible « juré » ne doit avoir d’expérience de passages de concours que ceux auxquels il a échoué. On rappelle que pour accéder à sa position, il ne doit sa fulgurante progression à aucune réussite à quelque concours que ce soit. Pour compléter son historique, on rappelle également qu’il y a quelques années à peine, il a été recalé à un concours, subissant un retentissant échec. C’était pour occuper précisément son grade actuel. Non pas pour être permanent des jurys de concours de la DPP – doit-on le préciser –, c’était pour devenir chef de la fameuse brigade d’intervention. Un concours pourtant de la Mairie de Paris dont on connait désormais le manque de sérieux et l’absence sidérale de crédibilité. Échec au concours, il se fait malgré tout repêcher « au mérite », ou « au choix », par la directrice de l’époque. Avec aplomb !

Tout indique que le concours qui arrive est plombé d’avance, comme lors des précédents concours et malheureusement aussi pour les concours qui suivront. C’est peut-être un petit concours, mais il n’existe pas de grands et de petits concours. Il n'y a de concours que pour occuper les fonctions publiques : les concours institués par l’article 6 de la déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 qui énonce que « tous les citoyens étant égaux à ses yeux sont également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leur capacité, et sans autre distinction que celle de leurs vertus et de leurs talents. » Cet article, Madame Hidalgo le méconnait ou le méprise. Madame Hidalgo, son équipe, sa DRH, sa DPSP et son médiateur ignorent que c'est la France qui a inventé le concours aux emplois publics. Ces gens, nous les avons interpellés mais sans succès. Nous continuerons à crier fort et toujours plus fort.

 Combattons ensemble l'illégalité sous toutes ses formes !

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Mis en ligne le 12 octobre 2018  |  Dernière mise a jour 13 octobre 2018