CORRESPONDANT DE NUIT ... Un dur métier !

 

Ils doivent gérer des conflits sur la voie publique, des conflits de voisinage et d’occupation de parties communes, intervenir sur des personnes ivres, voire des fumeurs de crack… Bref, pallier le désengagement de la police de proximité.

Extrait de leur règlement d’emploi : « ils ne sont ni policiers ni vigiles ni pompiers ni travailleurs sociaux. »

C'est-à-dire qu’ils n’ont aucune autorité reconnue.

Myriam EL KHOMRI : « ils sont les yeux et les oreilles de la Ville de Paris »

Et par-dessus le marché, ils passent pour des indics…

Comment, dans ces conditions, inspirer confiance aux classes populaires ?

Comment ne pas troubler les citoyens dans l’exercice de leur liberté individuelle ?

Mais, Jean-Christophe DAUBA l’a dit : « la sécurité des personnels avant tout ! »

Alors une solution s’impose : « le droit de retrait ».

Mode d’emploi :

Si vous êtes confronté à un danger grave et imminent pour votre vie ou votre santé, vous avez le droit d’arrêter votre travail et de quitter les lieux pour vous mettre en sécurité.
A condition que cela ne crée pas pour d’autres personnes une nouvelle situation de danger.

- Il faut immédiatement aviser votre hiérarchie.

Cela n’entraîne aucune retenue de salaire ni sanction.
On ne peut vous contraindre à reprendre votre poste tant que vous considérez que le danger existe.
L’employeur doit au préalable prendre les dispositions nécessaires pour assurer votre sécurité.
Il faut que votre motif soit raisonnable.

Peu importe que le danger soit réel ou pas.
Il suffit que la crainte du salarié soit légitime.
Il suffit qu’il soit de bonne foi.

S’il y a un désaccord avec l’employeur sur l’appréciation du danger, seul le Tribunal Administratif peut trancher.

Il est presque impossible, à postériori, de remettre en cause la bonne foi d’un salarié et d’établir de façon certaine l’absence de danger.

 

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Mis en ligne le 29 décembre 2011  |  Dernière mise a jour 6 juin 2012